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Kôi

Tenerezza

Yakuwari

jeudi 1er avril 2004, par Areyos Alektor

Le jeux a été maintes fois repoussé, pour finalement être annulé et annoncé sur PC. Probablement du au manque d’enthousiasme des japonais pour la XBOX, cet état de fait a bien faillit devenir définitif. Pour une raison inconnue le jeu a finalement réapparu dans les planning de sortie (un coup de pouce de Microsoft ?), pour sortir plus tard sur PC.

Aqua Plus

Aqua Plus est une société spécialisée dans les digicos, on peut citer leurs titres les plus connus : To Heart et Comic Party. Si le jeu n’a strictement rien à voir au départ, on s’aperçoit en cours de route qu’il n’est finalement pas si différent. Le design, la mise en scène, tout comme le son y font fortement penser. Ce qui change fortement la donne c’est le moteur tout en 3D avec la possibilité de contrôler à sa guise le personnage principal. Toutefois des artworks sont présents, tout comme les dialogues avec personnage dessiné en gros plan et mise en sur-impression de ceci sur le reste.

Esperanza

Le jeu commence sur la présentation de la ville et de l’héroïne qui revient d’une balade. Son rêve est de devenir la meilleure magicienne de tout les temps, et ce n’est pas son alter ego qui va venir me contredire. Mais cette belle journée va être entachée par l’arrivée imprévu de monstres qui vont venir troubler la paix régnant dans cette région. Le maire d’Esperanza vous demandera donc de résoudre le mystère qui entoure ces perturbations, afin de les résoudre.

La ville n’est pas spécialement grande, mais vous y trouverez tout ce dont vous pourriez avoir besoin. Outre la maison de Tene qui lui sert aussi d’atelier vous trouverez la maison du maire de la ville, l’arbre sacré, le bar/restaurant de la grand mère, des maisons et 3 boutiques.

Les trois principaux magasins de la cité vous fournirons les moyens de compléter votre attirail.

Le scénario vous amènera à faire différentes rencontres ponctuées par de nombreux rebondissement. La richesse de ce jeu tient plus en longueur qu’en impact ce qui n’est pas forcément un mal.

Tenerezza

Tenerezza (à prononcer Tenelettsa) rappel fortement Feena, tout comme l’univers coloré du jeu rappel Grandia. Mais ici le personnage principal s’avère être une petite peste, et les monstres très kawaï sont tellement mignon qu’au début on a pas spécialement envie de leur taper dessus. Mais à voir sa barre d’énergie diminuer fortement on finit par se faire une raison : mignon ou pas, ils ne sont pas là pour s’inscrire dans un club de rencontre.

Si elle est plutôt prétentieuse il faut reconnaître qu’elle a matière à l’être. En effet le jeu repose en grande partie sur la magie et de ce coté là elle se montre plutôt douée. La magie repose sur les 4 éléments fondamentaux de l’univers à savoir la Terre, l’Eau, le Feu et le Vent. Il vous faudra d’ailleurs les affronter, mais aussi prêter attention à celui auquel votre adversaire est rattaché puisque les dégâts occasionné en dépendront. Chacune des magies à ses propres particularité, avec des niveaux de puissance qui leurs sont propres. Qui dit RPG dit évidemment évolution, mais aussi la possibilité d’acquérir des sorts encore plus puissant ou diverses possibilités pas forcément incongrues.

Tene ne sera pas seule face à sa destiné, en effet une fée du nom de Roro (à prononcer Lolo) viendra se joindre à vous après une rencontre des plus mouvementée. Son but est comme vous d’élucider le mystère, et d’être sur que tout finira par rentrer dans l’ordre. Elle ne se contentera pas seulement de vous accompagner puisqu’elle interviendra à plusieurs reprises. Il est aussi possible de faire appel à elle en plein combat pour vous filer un coup de main.

Le système de jeu

Si son prénom veut dire tendresse en italien elle se montrera à contrario plutôt redoutable que se soit dans l’action qu’au niveau du caractère. Outre la magie, bien présente, elle aura la possibilité de faire appel à d’autres atouts comme l’art de se battre à l’arme blanche avec la possibilité d’enchaîner comme il faut des coups sur la tête de ses ennemis.

Détruire les monstres ne sert pas ici qu’à gagner de l’expérience. En effet outre de la monnaie locale il est possible de récupérer par moment des matériaux, certains plus rare que d’autres. Ces matériaux sont les matières premières pour les différents items du jeu. Il faut les combiner pour obtenir tout le listing possible. Les ennemis ont tous un aspect et des caractéristiques différents, certains ne peuvent être trouvé que dans des zones données. Cela ouvre donc une chasse aux monstres, qui d’ailleurs viendra en parallèle de quêtes intermédiaires qui seront débloqué par les dialogues vous aurez avec les villageois. Vous y gagnerez de l’argent, des matériaux et des items (et peut être même d’autres choses ;-) ). Il faut noter qu’il n’est possible de transporter que 20 items en début de jeux, et dans stocker 500 dans le coffre de la maison.

  • Les personnages :

- Anna :

Anna

- Dezzelt :

Dezzelt

- Indy :

Indy

- Roro :

Roro

- Tenerezza :

Tenerezza

Roro a des capacités qui vont évoluer, et qui plus est lié aux monstres. Mais je ne préfère pas trop m’étendre dessus pour ne pas en gâcher la découverte. La boite aux lettres est aussi à ne pas négliger, dit comme cela ça peut faire rigoler mais finalement c’est peut être de quoi il en retourne …

La réalisation

On peut dire que l’entrée en matière dans ce jeu se fait à merveille car servit par un très beau générique. Une fois n’est pas coutume il s’agit d’un véritable dessin animé, et bien fait de surcroît. Si on y retrouve la qualité des artworks pour le visuel, on remarquera le thème chanté par Emi Motoda (Comic Party, Utawarerumono …) de chez F.i.x. Records.

Les graphismes sont hauts en couleur, avec une palette suffisamment étendue pour permettre un large éventail de nuances en particulier lors des effets. C’est aussi bien vrai pendant le générique, que les menus et atworks, que le jeu proprement dit. La modélisation s’avère convenable sans être exceptionnelle, au même titre que les textures qui sont propres mais n’offrant pas un niveau de détails correspondant à ce que l’on serait en droit d’attendre d’un jeu tournant sur cette machine. L’ensemble fait très Dreamcast, avec la propreté et la finesse que l’on est habitué à voir sur cette dernière. Toutefois il est à noter que le visuel du jeu correspondant parfaitement au design. L’ensemble n’est donc pas raté, c’est même assez agréable à regarder. La variété est de mise malgré la faible superficie de jeu, on bénéficie de zone complètement distincte avec un nombre d’ennemis dépassant la barre des 80. Si c’est assez classique dans le contenu c’est fait avec goût, permettant un dépaysement bien agréable quant on passe d’une zone à l’autre. Outre la ville il y a 5 autres zones, découpées elle même en plusieurs parties.

Le seul véritable défaut technique de ce titre est plus ou moins lié à l’animation : il s’agit de la gestion du disque dur et des accès. Pour des raisons qui resteront obscures le jeu aura des à-coups par moment lors des chargements. Cela occasionnera même un plantage lors d’une des discutions avec le maire. Heureusement ce n’est pas à chaque fois, et il n’y en a qu’une de concernée. Il est possible de zapper les dialogues par ailleurs. C’est dommage car il sont assez bien optimisé dans leurs découpages. A part ça c’est fluide, rapide et les mouvements suffisamment varié et cartoon pour être plaisant. J’adore en particulier les mouvements de l’ours. Il y a différentes animations dans le décors, le tout se montre bien vivant avec de chouette mouvement des personnages et de la caméra lors des cinématiques. En parlant de la caméra, elle est automatique ce qui continu à faire tendre le jeu dans la simplicité de prise en main. Si cela ne gênera pas outre mesure il est dommage qu’il y est parfois des élément de décors qui se mettent entre elle et le personnage. Il aurait été intéressant d’avoir un effet de transparence lors de ces quelques rares moments.

Le son même si il est répétitif que se soit dans les bruitages ou musiques se montre plus que convaincant. L’ambiance est très coloré dans ses teintes sonores, avec un large panel niveau instrumentation et rythme. Cela permet d’avoir une ambiance bien particulière dans chaque zone avec un ensemble bien entraînant. Les bruitages sont efficaces et nombreux à la fois, ce qui ne gâchera pas la qualité du doublage qui s’emprunte fortement aux digicos qui est un genre passé maître en la matière.

Le gameplay est particulièrement efficace grâce à une prise en main qui fait dans la simplicité. Le personnage se contrôles donc sans aucuns problèmes. Les menus sont clairs, et le système sans véritable méli-mélo. Toutefois attention à la langue du jeu, qui si elle n’empêchera pas de finir le jeu ni le comprendre dans sa globalité risque de poser des soucis vis à vis de la compréhension. Je pense au scénario (donc dialogues) mais aussi aux subtilités offerts comme la gestions des items. Ce n’est pas insurmontable mais c’est à prendre en compte.

P.-S.

Au final

S’il ne révolutionnera le paysage ludique de la XBOX il viendra à coup sur combler un manque qui se fait bien sentir. Le titre est très agréable que se soit dans sa prise en main, sa réalisation ou du point de vue du plaisir engendré par son système de jeu particulièrement efficace. La possibilité de choisir de suivre ou non les quêtes intermédiaires est une bonne idée, cela permet d’ajuster la durée de vie à sa convenance. L’univers fait preuve d’une grande gaieté, avec de nombreuses touches d’humours en faisant un jeu plaisant, typiquement nippon, qui trouvera sa place chez les amateurs du genre même si il manque en richesse pour s’y imposer.

Portfolio

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