Sokutsu

Kawaï

Nezmix

Have a mice day !

samedi 2 février 2002, par Areyos Alektor

Cute, Kawaï ou Mignon c’est comme cela vous chante mais tel est le charme de ce jeu plus subtil qu’il n’y paraît et bourré d’humour.

Nezmix conte une aventure ne se prenant pas au sérieux dans laquelle le joueur incarne Apollo. Apollo est une petite souris, chef d’une petite bande vivant paisiblement dans un grenier jusqu’au moment où des rivaux viennent envahir leur terrain et surtout prendre la nourriture. Votre but sera de mener cette fine équipe pour bouter vos rivaux hors de la ville.

Rongeurs des villes

La ville est découpée en 5 secteurs, qui sont eux-mêmes divisés en plusieurs parties. Le premier secteur est la maison dans laquelle réside Apollo et sa team. Vous pourrez vous baladez dans le couloir, le garage, le grenier, le salon/cuisine et la chambre d’enfant en passant librement de l’un à l’autre. Evidemment tout est vu à l’échelle d’une souris, ce qui donne des proportions énormes aux objets comme dans Toy Commander sur DC, d’ailleurs le rendu y fait aussi penser.

Le jeu se déroule en 2 étapes, la principale étant celle où vous devez dénicher vos rivaux et la seconde l’affrontement avec leur chef. Pour ce faire, vous devrez vous trimballer à travers le secteur en suivant un chemin défini, à plusieurs endroits vous tomberez sur un embranchement vous permettant de changer de direction, pour par exemple passer par une porte et changer de salle. Une fois un rival repéré il faut utiliser la vue libre et utiliser le curseur pour le sélectionner. Lorsque vous aurez trouvé tout un clan (il y en a 4, avec chacun leur couleur distinctive) vous tomberez sur un chef de clan adverse, un événement signalé par une sonnerie vous invitera à l’affronter ainsi que son équipe. La pièce où se situent vos adversaires vous est indiquée, il vous reviendra donc de les trouver avant affrontement. Une fois les 4 groupes vaincus, le temps d’affronter le boss sera venu.

Intéractivité

Chaque pièce est parsemée d’objets dont certains offrent de l’interactivité, soit pour dénicher un rival caché, soit enclencher une cinématique donnant lieu un humour bon enfant (comme par exemple le réveil en dessous du lit) ou autre. La manoeuvre est identique à celle utilisée lorsque vous repérez un ennemi, il faut utiliser la vue libre, et sélectionner l’objet. Parfois plus d’une souris seront nécessaires, pour par exemple dégager le terrain encombré par un joli nounours en peluche, et à chaque action vous aurez le choix de la ou les souris qui agiront.

Votre panel d’action peut sembler limité au demeurant mais finalement il est plus que suffisant puisque vous pourrez avancer et reculer en suivant le chemin prédéfini, choisir une direction lors des embranchements, courir, utiliser la vue libre. Lors des combats pour pourrez frapper, parer et avoir une sorte de combo en appuyant plusieurs fois de suite sur le bouton pour frapper. En maintenant le bouton appuyé cela provoquera une grosse attaque (coup tournant qui enverra dans les airs votre adversaire). Un autre bouton vous servira à tourner sur vous-même pour repousser tout le monde d’un coup de queue. Pendant les combats, à chaque fois qu’un rival est vaincu, vous pourrez prendre sa nourriture pour récupérer votre énergie, il vous est aussi possible d’établir une « stratégie » en indiquant qui doit attaquer qui, par le biais d’un système de sélection mettant le jeu en pause. Après chaque combat, votre prestation sera résumée avec entre autre une appréciation (allant de A à E). Vous pourrez afficher la carte sur laquelle sont spécifiés les salles, les chefs de clan vaincus ou à battre (avec le nombre d’adversaires à trouver), les événements si il y en a, et évidemment la pièce où vous vous trouvez. Il y a 30 rivaux à trouver par secteur, et par la même occasion de la nourriture.

Pour chaque secteur vous serez limité dans le temps pour trouver tous les rivaux, mais aussi boucler les événements. Si la majorité des souris adverses sont faciles à trouver, d’autres vous demanderont un peu de réflexion et surtout de bien observer l’environnement pour les dénicher, en réalisant des actions entre autre. Si vous pourrez récupérer du temps en trouvant certains de vos adversaires ou en battant leur chef, il vous est demandé de clôturer le niveau avant d’atteindre zéro au compteur, sinon vous devrez le recommencer entièrement. A noter toutefois qu’il vous est possible de sauvegarder à chaque fois que vous finissez un niveau, sauvegarde qui prendra en compte votre temps de jeu.

French Touch

La ville est fictive, mais est censée se trouver en France. On peut s’en rendre compte de par l’architecture, mais surtout à partir du second secteur qui se passe en extérieur. Le lieu ressemble à petit village de campagne, où l’on peut y voir des écritures en… français. On peut y voir par exemple l’inscription : « Tu es la personne la plus chère à mes yeux », avec un petit coeur dessiné juste après.

Ponctué régulièrement de scènettes utilisant le moteur, le jeu est bourré d’humour et vraiment dans un esprit cartoon. Rien que les voix méritent le détour et donnent un bon cachet au jeu. Le moteur en question n’a pas à rougir en comparaison des autres productions de la XBOX, notamment pour son Fur Shading (le premier à utiliser ce genre de procédé) permettant d’avoir un rendu de fibre. Les souris s’en retrouvent donc avec un aspect peluche des plus attachant, auquel se rajoutent les animations bien dans l’esprit. Par contre celles-ci ne plairont pas forcément à tout le monde car il ne s’agit pas de Motion Capture mais bel et bien de Keyframing permettant de conserver un côté toon très prononcé (exagération des mouvements) mais on peut toutefois leur reprocher un léger manque de variété.

Les textures sont de toute beauté et très variées, rappelant le film Little Stuart auquel je ne peux m’empêcher de penser. Quant à la modélisation, elle est plus qu’honnête surtout sur les décors, et ne trahit à aucun moment le jeu malgré la sous-exploitation des effets d’éclairage, sauf à quelques moments. On remarquera aussi un effet de particules lors de la disparition des ennemis. L’ensemble est complété par une bande-son donnant dans le style cabaret nappé d’une teinte jazzy, couplé à des bruitages bien dans le ton de l’ambiance et un générique chanté par un des groupes pop phare au Japon, à savoir les Folder 5. Je signale au passage que le jeu exploite le 5.1 de la console.

P.-S.

Conclusion

Si au final le jeu ne plaira pas à tout le monde de par son gameplay « limité » et son ambiance enfantine, il offre un mélange plus qu’agréable entre son ambiance, son humour et sa bonne réalisation. L’intérêt se révèle surtout à partir du second niveau, où toutes les subtilités du jeu s’offrent à vous et augmenteront en suivant l’avancement dans le jeu, mais en n’oubliant pas que le jeu n’est pas un Mario ni un jeu d’action. En effet, certains pourraient le trouver ennuyeux ou frustrant, mais cela n’enlève rien au fait qu’il s’agit d’un bon titre surtout pour un lancement. Raaaaaaah Kawaïïïï le Nezmix :-)

Portfolio

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0