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G. Rev.

Dokidoki Idol Star Seeker Remix

Le démineur version 2002 à la sauce manga

jeudi 15 août 2002, par Areyos Alektor

Les idées les plus simples sont souvent les meilleures, l’équipe de G.REVOLUTION nous le prouve ici.

Il y a des jeux qui ne font pas de remous parce qu’ils ne donnent pas dans la grosse artillerie technique et marketing. Et puis un simple regard ne suffit pas à être conquis, il faut y jouer pour se rendre compte à quel point cela peut être une "drogue". Quand en plus il s’agit avant tout de faire appel à ses méninges dans une douce ambiance et un plaisir à partager à plusieurs, alors je dis : encore !

Rimixeeeee !

Un remix d’un jeu sorti en arcade, cela donne quoi ? Le même jeu mais avec des suppléments évidemment. Comprenez par là que le mode Story bénéficie d’un doublage de la totalité des dialogues ce qui accorde une plus grande profondeur aux illustrations de Kagawa Makoto. On notera aussi que le nombre de fins possibles dans le mode Star Seeker s’avère plus élevé et qu’un nouveau personnage fait son apparition en plus des 3 sœurs du chant. Et si cela ne vous suffit pas je rajouterais l’exploitation de la souris qui améliore grandement la maniabilité, le jeu s’y prêtant fortement (en arcade le jeu se jouait avec un stick), et de nouvelles musiques de Yutaka Furukawa qui font leur apparition. Vous l’aurez compris, le passage sur Dreamcast a permis un enrichissement non négligeable rendant la version arcade caduque.

Audition

Au nombre de quatre, ces jeunes filles vous emmèneront dans leur monde onirique et musical : TABLEAU

Le système de jeu

Plusieurs modes de jeux vous sont proposés, à commencer par le mode Story. L’histoire se déroule sous forme d’une succession de dialogues savamment illustrés, après avoir réussi un stage. Chaque stage est découpé en 3 parties, avec à la fin de chacune l’apparition en full screen de l’illustration cachée par le terrain de jeu. Le terrain est découpé en hexagones derrière lesquels se cache peut être une étoile. Le but est de récupérer toutes les étoiles, mais histoire de compliquer les choses, un temps vous est imparti pour y parvenir. Pour se faire, vous devez indiquer où se situent les étoiles, en sélectionnant les hexagones concernés, puis les valider. Vous avez la possibilité de retourner les hexagones, mais si vous le faites alors qu’il y a une étoile derrière, cela fera exploser le terrain dans un périmètre donné (les hexagones retournés ou sélectionnés retourneront à leur état initial, ainsi que les étoiles vous empêchant donc de récupérer du temps). Le nombre d’étoiles à trouver est indiqué en haut de l’écran. Celle(s) se trouvant sous votre curseur est (sont) indiquée(s) juste à côté de ce dernier. Ledit curseur va vous compliquer la tâche puisqu’il contient 7 hexagones dont le principal est celui au centre, il faudra donc jouer sur sa forme pour éviter de retourner un hexagone cachant une étoile. Lorsque vous êtes au-dessus d’une zone contenant une étoile non récupérée seul l’hexagone au centre du curseur peut être retourné. Des combos peuvent être enclenchés en récupérant plusieurs étoiles à la fois, le tout demandant simplement de sélectionner les hexagones les cachant puis de valider une fois que vous en avez sélectionné plusieurs. Lorsque vous retournez un hexagone cachant une étoile, et que donc vous l’avez fait exploser, un symbole apparaît sur l’hexagone pour vous signaler l’étoile. Le temps imparti est découpé en 2 zones, lorsque vous atteignez la seconde vous ne pourrez pas obtenir l’illustration de fond mais une image indiquant que vous avez traîné, sauf si vous récupérez assez de temps pour repasser au-dessus de la barre séparant les 2 zones.

Le mode Star Seeker vous fera enchaîner les tableaux comme un Tetris, tout en ayant la possibilité de choisir la difficulté dont celle de l’arcade. Le but est d’aller le plus loin possible en faisant le score le plus élevé qui soit. Comme dans les autres modes, le meilleur moyen pour faire un maximum de points est d’éviter de faire des miss (sélectionner un hexagone ne cachant pas d’étoile ou en faisant exploser une étoile) de façon à récupérer le bonus correspondant à la fin de la partie, celui-ci étant plus élevé que les points que vous pouvez faire normalement.

Le mode versus est en fait une option 2 joueurs pour le mode Star Seeker, en apparence on dirait un mode coopératif. En effet les 2 joueurs sont présents en même temps sur le terrain et doivent donc découvrir les même étoiles, pas de split. Mais ne vous y fiez pas, puisque le but est de finir le plus de tableaux évidemment, mais avant tout avec le plus de points possible. Il va donc falloir être le plus rapide à découvrir les étoiles, et éviter de faire des miss. Comme le jeu en solo il est possible de choisir son personnage en utilisant la droite et la gauche, ainsi que la difficulté avec haut et bas. Je peux vous garantir des parties épiques jonchées de franche rigolade !

Une star de quel niveau ?

L’intro présente les personnages, et donne de suite le ton : jovial, coloré, ni 3D, ni tape à l’œil. Les artworks présents en très grand nombre sont fins et de bien belle facture, procurant au jeu un environnement moins stérile que ne pourrait le laisser supposer les petits hexagones constituant la pièce maîtresse de ce titre. D’ailleurs ces hexagones sont de différentes tailles, permettant ainsi d’avoir des terrains de jeux de plus ou moins grande taille sans dépasser l’espace visible de votre télévision.

Les graphismes pendant le jeu sont plutôt sobres, à gauche la barre de temps et votre personnage, au milieu les hexagones et en haut les informations sur la partie en cours. On est loin d’une pleine exploitation de la console, mais en retour clarté et lisibilité seront les mots qui vous viendront à l’esprit dès vos premières parties. Il en est de même avec les menus, le tout rehaussé par des bruitages très arcade qui vont donner un rythme soutenu à l’ensemble.

L’autre point essentiel de la réalisation après les illustrations, ce sont les musiques. Joyeuses et entraînantes, elles donnent dans un style mélangeant avec grand plaisir des sonorités arcade avec celles que l’on aurait plutôt tendance à allouer à un dessin animé. Le rendu qui en ressort est agréable à entendre tout en apaisant le stress qui ressort des enchaînements de parties. J’ai même envie de dire qu’elles sont idéales, puisque l’on finit par s’y attacher, mais aussi à vouloir toutes les découvrir.

Le doublage quant à lui colle parfaitement aux personnages mais aussi à l’ambiance qui émane de ce jeu, la renforçant par la même occasion. Et ce n’est pas les représentations en miniature, et leurs animations en cours de jeu des personnages, qui vont me contredire.

La maniabilité ne souffre d’aucun reproche si ce n’est que le jeu ne se prête pas à la croix multi-directionnelle. En effet il s’agit d’être rapide et précis, il est donc frustrant de faire une erreur à cause de cela. Je ne saurais trop vous conseiller l’utilisation d’une souris, voire d’un Arcade Stick (comme dans la version arcade). A la souris, le jeu s’avère être une petite merveille de convivialité, notamment à 2 joueurs, alors pourquoi s’en priver. Et puis un tutorial très simple à comprendre pour un non-japonisant est présent, histoire de vous expliquer le fonctionnement du jeu.

Bonus

Différents bonus peuvent être obtenus en fonction de votre réussite. Il y a les continues en fonction du nombre de partie enchaînées, la difficulté ADVANCE pour le mode Star Seeker si vous réussissez parfaitement la difficulté arcade, des bonus track si vous réussissez ce mode ADVANCE. Il y a aussi le Sound Test, la galerie ou la collection, qui seront débloqués si tous les modes ont été fini. Plus quelques-uns que je vous laisse le soin (et le plaisir) de découvrir.

P.-S.

Au final ?

Sorti le 31 janvier 2002, ce puzzle-game s’avère parfaitement adapté à la Dreamcast de par son exploitation du VM, de la Memory Card 4X, de la souris et du VGA Box, nous conférant un confort d’utilisation plus qu’agréable. De plus, le jeu se classe dans la catégorie prix léger (à ne pas confondre avec les gammes budget) puisque vendu à 4800 yens (40,80 euros).
Si la réalisation ne restera pas dans les annales, l’intérêt du jeu lui ne vieillira pas au même titre qu’un Tetris ou un Puyo, intérêt auquel se rajoutent le bas prix et le fait que la langue ne sera pas une barrière à sa compréhension (juste aux dialogues qui ne sont là que comme enrobage). Alors ami(e)s de belles illustrations, de prise en main rapide et de plaisir à grande durée de vie, je ne saurais vous dire qu’une chose : pourquoi n’est-il pas encore dans votre Dreamcast ????!!!!!

Portfolio

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