Sokutsu

Bakudan

Bomberman

Tanoshii

jeudi 18 mars 2004, par Areyos Alektor

Un Bomberman qui nous revient en pleine forme, tout en 3D qui va bien et accompagné d’un joli dessin animé d’introduction en bonne et due forme pour ce jeu au fun incommensurable. Le jeu a été développé conjointement entre équipe américaine et japonaise mais n’est sortie qu’aux USA.

BOMB-A-LYMPICS

  • Ze game

Si bien souvent c’est le jeu sur SNES qui revient en mémoire pour la majorité des joueurs, le titre est bien plus ancien que ça. Il faut remonter en effet au MSX et à la Famicom (NES) pour retrouver les débuts de notre poseur de bombes préféré. Mais les versions anthologiques sont quant à elles sorties sur PC Engine avec Bomberman ’91, Bomberman ’93 et Bomberman ’94, ainsi que le fameux Saturn Bomberman dérivé du Hi-Ten Bomberman (PC Engine) et qui est ce qu’aurait du être la version PC-FX (jamais sortie). Le principe en lui même n’a jamais varié d’un iota, mais c’est étoffé au fur et à mesure des versions. Quoique toutes celles sorties après la première ont chacune leur particularité, certaines options n’ont pas été conservées par la suite (par exemple les fameux kangourous). Ce qui à fait son succès c’est sa simplicité le rendant accessible à tous et à toutes, mais surtout permettant de s’éclater (sans vilain jeu de mot ;-) ) dès la première partie. Le mode multijoueurs est devenu la pierre angulaire de ce titre qui est devenu le reflet quasi parfait du mot fun.

  • Ze story

Il y a une petite île sur la mer méridionale de la planète Bomberman, elle est appelée l’"île de Quintet". Une fois tous les quatre ans, un grand rassemblement nommé le Bomber Battle Festival se tient sur cette île. Il est couramment appelé le "BOMB-A-LYMPICS". Le champion de la planète est nominé après les cinq affrontements de Bomberman, et le gagnant se voit remettre une Sacred Gold Medal. ...Au plus profond de la forêt de cette île, un Bomberman s’exerce durement sous une chute d’eau. Il s’entraîne pour la nouvelle bataille... "Quand on gagne toutes les Sacred Gold Medals, la voie pour devenir un maître Bomberman s’ouvrira". Croyant en la légende antique de l’île, le Bomberman défie 5 équipes de champion à lui tout seul...

  • Ze button

Le gameplay est d’une grande simplicité, les déplacements se font sans les diagonales. Les zones sont de type rectangulaire avec des blocs carré à l’intérieur générant un quadrillages qui vous obliges à aller uniquement vers le haut, le bas, la droite ou la gauche. Evidemment une bordure délimite le terrain de jeu et des obstacles sont présents. Parmi ces obstacles on retrouve de simple bloc à détruire à l’intérieurs desquels peuvent se trouver des objets. Le but est d’exploser tout ses adversaires à l’aide de bombes. Au début vous ne pouvez en poser qu’une mais au fur et à mesure que vous récupérerez des items il sera possible d’en poser plusieurs voir de réaliser des lignes de bombes. Quand les bombes explosent elles ont un champs d’action. Au début il ne fait qu’un carré de longueur dans les 4 directions possibles. Là aussi à l’aide d’objets leur portée peut être étendue. Le meilleur moyen de se débarrasser des autres joueurs (humains et/ou contrôlé par la machine) est de les bloquer avec les bombes, ou de bien les positionner pour que le feu d’action de la bombe les choppes au passage. attention toutefois à ne pas vous faire avoir par vos propres bombes ;-)

Le stick analogique permet de déplacer le personnage au même titre que la croix, qui elle sert aussi à faire les choix sur les menus. Le bouton A sert à poser une bombe, le bouton B à annuler et pour les coups de pied, le bouton X permet d’utiliser les poings et de poser une ligne de bombes, le trigger droitquant à lui est utilisé pour afficher les noms pendant les parties en ligne ou ajuster la puissance lors du mini jeu de casse brique type karaté.

Il y a neuf objets différents qui peuvent être récupérés :

- une flamme : étend d’un carré le champs d’action de l’explosion de vos bombes

- une bombe : vous permet de poser une bombe en plus

- accélération : votre personnage devient plus rapide

- coup de pied : lorsque vous courrez vers une bombe, votre bomberman donne un coup de pied dedans se qui la fait glisser jusqu’a temps qu’elle rencontre un obstacle (ou d’être arrêté en appuyant sur le bouton B).

- gant de puissance : lorsque vous venez de poser une bombe, il devient possible de la porter pour la jeter sen servant du bouton A.

- poing : en faisant face à la bombe vous pouvez lui balancer un uppercut afin de l’envoyer 3 blocs plus loin.

- une ligne de bombe : dès que vous avez placé une bombe il est possible d’en posé à l’affiler afin de créer une ligne dans la même direction en appuyant sur le bouton X.
- bombe sauteuse : quand vous donnez un coup de pied dedans ou la jetez, la bombe rebondira de façon aléatoire jusqu’à son explosion.
- tête de mort : vous attrapez avec cet item une maladie. Il y en a 9 comme le fait que les bombes se posent aléatoirement, vous êtes ralenti ...

Les matchs sont découpés en plusieurs manches, gagnantes quant il ne reste plus qu’un joueur en lice. Dans le cas d’un match nul les 2 joueurs gagnent 1 point (donc la manche). Les 5 affrontements ont leurs propres règles (ils sont tous chronométré) :

- survical : il s’agit du mode classique de bomberman, il faut se débarrasser de tout vos adversaires, des objets sont cachés dans des blocs à détruire.

- Hyper bomber : il faut retrouver 3 cibles, une fois fait il faut aller dans le télé porteur. Les cibles sont à l’intérieur des bloc qui peuvent être détruit et sont placés de façon aléatoires. Des objets peuvent être récupéré, par contre quand vous perdez vous réapparaissez mais vous perdez les objets collectés.

- Submarine : il s’agit d’un remake de la balle au prisonnier. La zone est découpé en 2 parties avec 1 camp dans chaque. Les bombes sont envoyés dans le camp adversaire ; le but est de se débarrasser de toute l’équipe opposée.

- Panel Paint : il faut repeindre le sol avec la couleur de son équipe en posant des bombes sur le sol. L’équipe gagnante est celle qui a tout repeint ou qui à le plus de bloc peint avec sa couleur à la fin d’une partie. Lorsque vous vous êtes explosé, vous réapparaissez mais tout vos blocs peints sont remis à zéro.

- Ring Match : comme dans un FPS il faut faire un maximum de frag pour gagner. Comprenez par là qu’il faut se débarrasser d’un maximum d’adversaire afin de faire un maximum de points. Le gagnant est celui qui a le plus de point. Vous gagnez 2 points en explosant un adversaire et perdez 1 point en vous faisant explosé.

A l’écran titre vous avez la possibilité de choisir le mode normal, le mode bataille, ou en ligne. Vous avez aussi la possibilité d’aller dans l’Extra Box ou les options. Dans les options se trouve le Sound Test, les réglages vidéos et sonores, les contrôles et la possibilité d’activer ou non la vibration. L’Extra Box permet de créer son personnage (apparence et nom) mais aussi de visionner la collection (des objets récupérés à certains moment précis).

Le mode Normal correspond en fait au mode histoire, de là vous devez faire les 5 affrontements et les gagner. Ils sont découpés en 3 stages, eux même découpé en 2 manches. Une fois les 3 stages réussis vous aurez alors à affronter le boss de service correspondant. Une fois le boss vaincue le stage est débloqué, vous pouvez le refaire autant de fois que vous voulez. Le mode bataille (Battle Game) est le mode multijoueur offline. Il est possible d’y jouer jusqu’à 4. Ce mode est très complet au niveau réglage, tout peut y être paramétré. Chacun des types de tableau à sa particularité (téléporteur, tapis roulant …).

Le mode en ligne (Network) est l’une des principales nouveautés. Le problème est que ce titre n’est sortie qu’aux USA. Pour jouer en ligne il faut donc être inscrit à SegaNet, et c’est là que tout s’effondre. Il n’est pas possible pour nous Européen d’y être inscris, c’est payant (environ 10$ par mois), et mais en fait … c’est fermé donc je devrais même en parler au passé. Bref vous l’avez compris ce mode est à oublier. Dommage car même avec le modem le lag ne semblait pas se faire sentir, et jouer sans se soucier de la proximité aurait été un avantage précieux pour ce titre. Le jeu est compatible avec le clavier pour permettre plus de confort dans le chat intégré, sinon c’est le clavier virtuel habituel qui est présent. Pour le reste c’est très proche de Toy Racer d’Adeline Software sur Dreamcast pour le fonctionnement. Il est à noter qu’il est possible d’y jouer jusqu’à 8, et qu’à la sortie du jeu il n’était pas nécessaire d’avoir un compte SegaNet.

La technique

Visuellement c’est la claque, non pas que le jeu soit une révolution ou apporte quelque chose de fondamentalement nouveau, mais il renouvelle complètement la série. En effet si le gameplay reste en 2D le moteur lui est en 3D. Et pour ne rien gâcher les développeurs n’ont pas fait les choses à moitié puisque l’on bénéficie d’un rendu en cellshading (mis en avant par Jet Set Radio de Sega - Dreamcast). Le plus agréable reste encore pour nous qu’il a été utilisé avec brio, il ne s’agit pas d’une démonstration technique mais bien d’un support. Il faut quand même reconnaître que le résultat est très efficace le jeu s’y prêtant avec merveille (design, couleur …). En plus du rendu stylisé de nombreux petits effets vont venir égayé tout ça, complété à merveille par les animations cartoon réussies. Le jeu tourne parfaitement, avec de chouette cinématique exploitant le moteur et de bon mouvement de caméra. En cours de partie la réalisation s’efface modestement pour donner une impression de 2D classique.

La bande son est très sympathique avec des thèmes bien dans le ton, couplé avec des bruitages typiques. Les voix sont bien trouvées même si certains les trouveront pénibles au bout d’un moment (Battle Game !!!). Malgré la ré hausse technique non négligeable, c’est surtout le gameplay qui reste avant tout la pièce maîtresse, ne l’oublions pas. De ce coté là il n’y a rien à redire, les petits gars de chez Hudson Soft nous prouvent encore une fois leur talent. C’est bien pensé, efficace et équilibré. On s’immerge dans le jeu sans prêter attention aux commandes, sauf que les manettes Dreamcast ne sont pas adaptées à ce genre de jeux. Rien de méchant mais les manettes à l’ancienne avec une bonne croix directionnel en éléments de commande principal conviennent mieux. La croix est critiquable (mais pas autant que sur GameCube néanmoins), et le stick ici se montrera trop sensible. Surtout que le coté analogique manquera de précision vu que l’on ne se sert que des 4 points cardinaux pour les directions.

P.-S.

Au final

Sans être exceptionnel dans son contenu, la réalisation a pris un sérieux coup de jeune que se soit dans les graphismes ou l’animation. Les nombreux mode de jeux, avec le fait de pouvoir jouer à 4 sans avoir besoin d’autre chose que des manettes est très agréable. Le jeu est toujours aussi fun en multi, et les quelques nouveautés y contribuent en partie. Le mode histoire tiens la route pour une fois, même si l’on n’y reviendra pas. Le jeu est sorti directement à petit prix (30$ - 24,22 euros) ce qui n’est pas pour nous déplaire et finit de confirmer le grand bien que je pense de ce jeu indispensable à toute personne normalement constituée ;-)

Portfolio

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0