Sokutsu

Bakuhatsu

Return Fire

Hata

lundi 1er mars 2004, par Areyos Alektor

Outre ce titre, et sa suite, ils ont à leur actifs 9 titres en tout dont Walt Disney World Quest Magical Racing Tour et Who Framed Roger Rabbit. Le titre dont il est question aujourd’hui a connu un franc succès, et s’il ne faut surtout retenir qu’un nom se serait celui de Baron R. K. Von Wolfsheild. Il est à l’origine de ce titre mais aussi bon nombre de choses comme le StormVision QV qui est un système de montage vidéo non linéaire basée sur 4 caméras. Il a été utilisé pour des films comme Men in Black II, Austin Powers Goldmember, The Scorpion King … Il a aussi participé à bon nombre de développement comme celui de Walt Disney’s Animation Studio, pour les plus anciens vous vous en souvenez sûrement c’était le logiciel d’animation qui permettait de créer son propre dessin animé sur sa petite machine et ceux sans véritable connaissance dans ce domaine. S’il usait et abusait des licences Disney on pouvait importer ses propres créations, on pouvait donc apprendre les bases de l’animation traditionnelle tout en ce faisant plaisir. Faudra que je le ressorte afin d’écrire un article dessus. Sans crier au génie il faut reconnaître qu’il a un CV bien garni surtout due à de bonnes idées, et que les projets auxquels il a participé sont assez variés. Aller, assez parlé de ce monsieur et venons en à ce titre misant avant tout sur le fun.

Return Fire

Le principe est fort simple puisqu’il est basé sur le concept de la prise du drapeau adversaire. Deux camps s’affrontent donc sur une carte dans le but avoué de piquer le drapeau de l’autre avant que celui-ci ne fasse de même. Evidemment il faut aussi protéger son camp, mais c’est surtout la rapidité d’action qui prime. Le jeu serait vite lassant, et finirait donc tout aussi vite dans un placard s’il n’était pas multijoueurs. Car c’est justement là que tout l’intérêt du titre se révèle, au même titre qu’un Pac-man Versus ou un Bomberman, avec un coté militaire moins enjôleur. Dans le cadre d’une partie à deux l’écran se splitte afin que chacun possède son propre affichage. Si cela paraît très simple et dénué de subtilité c’est sans compter sur le système de jeu un plus développé que l’on pourrait le penser.

Les drapeaux sont protégés à l’intérieur de tour situer dans les camps, il y a un drapeau par camp mis il peut y avoir plusieurs tours. Celle-ci peuvent parfois être très bien protégée ce qui assez comique quand cela arrive à votre adversaire et qu’il se rend compte qu’il s’est bagarré ferme pour rien du tout, mais ça l’est moins quand c’est pour votre pomme ;-) Il faut au premier abord traverser les lignes ennemis, détruire la tour et ceux à l’aide de 4 véhicules :
-  L’hélicoptère : il a l’avantage d’être parfaitement mobile et d’avoir un large champs d’action niveau tirs. Vous pouvez avancer, reculer, le faire tourner sur lui même vers la droite ou la gauche, et le faire translater vers la droite ou la gauche (attention il s’agit de sa droite ou de sa gauche).
-  Le tank : il est le véhicule le plus équilibré et s’avère bien pratique. Il peut avancer, reculer, tourner vers la droite ou la gauche, et sa tourelle est aussi rotative.
-  La batterie mobile : lente et peu mobile, elle a surtout pour elle une très grande puissance de feu et une bonne résistance.
-  La jeep : très rapide, et peu facile à viser, mais vous ne pouvez tirer que des grenades et elle offre très peu de résistance.

Une fois la tour détruite, vous devrez venir prendre le drapeau avec la jeep puis la ramenée à votre camp. Pour chaque véhicule vous est indiqué son état, et il vous reviendra de droit de revenir à votre camp pour le remettre en état (par exemple une fois que vous n’avez plus de munition, en toute logique vous ne pourrez plus tirer …). Pour changer de véhicule il suffit de revenir à votre zone de départ et de valider son entrée avec la touche C. Il faut toutefois noter que vous en avez un nombre, par type de véhicules, limité. Attention donc à ne pas vous les faire détruire bêtement. Si vous aviez pris le drapeau mais que votre jeep eu le droit à un destin néfaste, le drapeau reste là où se situe les restes de celle-ci. La partie se termine quant un des camps à récupérer le drapeau de l’autre, ou que l’un d’eux se soit fait exterminé.

Un radar vous indique votre position, mais aussi d’autres informations comme la direction à suivre. Si les déplacements se font tout naturellement avec la croix, les tirs sont effectués par le bouton A ou B, tandis que le changement d’arme se fait avec le bouton C qui sert aussi comme dis avant à valider l’entrée du véhicule dans la zone de départ afin de réparer celui-ci et/ou de pouvoir en changer. Les triggers gauche et droite sont utilisés pour les rotations pour la tourelle du tank ou l’hélicoptère. Quant un de vos véhicules se fait détruire, une tête de mort apparaît avec un rire bien moqueur.

Le jeu ne propose pas de notice papier. Elle est directement accessible par le menu de démarrage. Mais vu le système de jeu il n’y aurait pas eu grande chose à notifier. Quant un camp gagne il a le droit à une vidéo « d’archive » en noir et blanc montrant un défilé d’honneur.

Maps O’Death

Les différentes cartes sont découpées en niveau, qui dépendent de la complexité de ceux-ci. Le jeu sauvegarde à chaque niveau débloqué mais vous donne aussi un mot de passe. Il fait la séparation entre mode 1 ou 2 joueurs. Ce qui veut dire que même si vous avez finit le mode 1 joueur il vous faudra refaire de même à 2 sauf qu’ici l’adversaire est humain et non pas la machine.

L’extension qui porte le nom de Maps O’Death est un pur add-on. Il vous faut donc posséder le titre original pour en bénéficier, enfin presque. Pour le lancer il suffit d’avoir une sauvegarde de ce dernier dans la console et de mettre le CD pour obtenir le nouveau contenu (le jeu est présent dans sa totalité sur la nouvelle galette). Il y a quelques améliorations au niveau visuels (rien d’extraordinaire), mais c’est surtout la présence de 100 cartes qui en font tout son intérêt. Les cartes sont découpées en 9 niveaux, toujours jouable seul ou à 2. On retrouve celle du CD original mais avec quelques changements ainsi que des nouvelles, plus grande et complexe.

La technique

Visuellement c’est loin d’être impressionnant, et très répétitif. Mais en même temps cela reste en permanence aussi propre que c’est répétitif. Le jeu accuse les ans avec un rendu cheap mais ne choquera pas ceux qui le découvriront seulement maintenant. Le moteur mêle 2D et 3D, permettant une caméra dynamique et de chouettes animations. C’est bien agréable d’avoir une vue reprochée pendant l’action, et une éloignée pendant les déplacements, simplement par un mouvement de caméra. Les véhicules ont le droit à leur petites animations (par exemple l’hélicoptère qui se déploie), leurs sons, leur thème musical et leurs détails (la transparence sur le pare-brise de la jeep, …). C’est vivant même si on ne sera pas impressionné, il faut quand même noter que ça bouge bien par moment (animation de l’eau, tourelle, bonhomme qui court pour vous fuir tout en vous jetant des grenades …) et que la console en prendra plein la vue (comprendre des ralentissements) lors des gros échanges de tirs, et d’explosions. Lors des parties à 2, il n’y pas de pertes visuels malgré l’écran splitté.

Au niveau du son c’est de loin la partie de la réalisation qui reste la plus réussie même encore maintenant. Les musiques tapent dans le registre classique en faisant appel à des thèmes connus mais terriblement efficace (comme La Chevauchée des Walkyries de Wagner, ou le Flight of the Bumblebee de N. Rimsky-Korsakow). L’orchestration est excellente et s’accorde parfaitement avec le jeu, passant de moments de plénitudes à de grande envolée lyrique en pleine bataille. Les bruitages sont digitalisés, avec une qualité sans reproches et le tout avec un rendu en Dolby Surround. Ils sont variés, nombreux et efficace.

Le gameplay est simple mais tout de même complet et parfaitement efficace. Le maniement des véhicules se fait sans problèmes et permet dans l’ensemble une bonne marge de manœuvre même si tout se passe en 2D. Attention toutefois à ne pas tomber dans les grandes profondeurs, au risque de vous noyer.

P.-S.

Au final

Une réalisation simple en apparence, tout comme son système, mais en fait bourrée de bonnes idées. L’ensemble est très prenant et donnera lieu à de bonnes rigolades même si ce titre se montre moins efficace que d’autres. Le fait d’avoir mis la main sur l’extension pour quelques euros m’a donné envie de m’y replonger sans regrets, un titre que je vous conseille vivement.

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