Sokutsu

Hime

Gôtzendiener

Tôbô

lundi 23 février 2004, par Areyos Alektor

Ce jeu est le fruit d’une collaboration entre NEC Home Electronics et Gainax. De ces derniers ont retiendra l’ambiance qui émane de ce jeu et la touche dessin animé, indéniable.

Ils se sont occupés du backgound et je dois dire que je le trouve excellent : Une jeune princesse est enlevé par un démon, seigneur d’un château (Götzendiener) dans lequel séjourne une puissante armée de monstres en tout genre. Un grand guerrier, entouré par de nombreux valeureux soldats, courre à sa rescousse. Seulement voilà, si le héros réussi à tuer la bête il y laissera sa vie par la même occasion. La jeune femme se retrouve donc libéré mais sans aides. Elle décide donc de s’enfuir comme une grande, en récupérant au passage l’épée du malheureux mort en chemin sous les yeux de la belle, et de la bête. C’est là que vous prenez le jeu en main, en contrôlant donc la sauvée prématurément. Le but du jeu est relativement simple puisqu’il est de s’échapper du château, escapade découpée en 6 parties (avec sauvegarde automatique à chaque fois que vous passerez de l’une à l’autre) donc 3 dans le château, 1 dans le sous sol, 1 à l’extérieure et la dernière à l’arrière du château.

Pour ceux qui ne connaisse pas Gainax (http://www.gainax.co.jp/), on leur doit (en DA) Gunbuster, Nadia, Evangelion … Mais ils sont aussi connus pour leurs jeux (Princess Maker, adaptation de Evangelion en tout genre …) et leurs participations à différents projets (Alisia Dragoon de Game Arts sur Megadrive …).

NHE s’est donc occupé du développement du jeu. Il regorge d’idées intéressantes à bien des égards, dont celle d’être un titre aventure/action reposant plus sur les énigmes que les combats avec une vue 3D isométrique, plus proche donc des jeux que l’on penserez trouver sur les micro-ordinateurs 16 bits comme l’Amiga que de Zelda (Mais il faudrait voir à ne pas en oublier certains : Solstice, Landstalker, Dark Savior, Light Crusader …).

On se retrouve donc face aux milles et une nuit revisitées par nos amis les japonais, dans la forme d’un Prince of Persia en 3D isométrique.

Le jeu

Le titre est en allemand, cela signifie païen.

Outre l’épée, que vous pouvez rentrer et sortir à loisir (le bouton I est celui d’action, quant au II il sert de bouton d’annulation), vous pourrez aussi utiliser de la magie en appuyant sur le bouton SELECT pour incanter en indiquant ensuite la direction puis en appuyant sur le bouton I pour la lancer. Il y en a plusieurs, et leur principal intérêt c’est celui de servir pour la résolution des énigmes.

Plusieurs chemins sont possibles à chaque étape, mais un seul est bon, et surtout il vous faudra faire de nombreuses choses un peu partout avant de pouvoir continuer. Il y a 13 ennemis (avec chacun leurs particularités, les premiers sont simples alors que les autres sont assez vicieux), 9 objets différents (dont 5 armes), et plusieurs types de statue pour se régénérer. Couplé aux différentes actions possibles de la princesse (pousser, sauter, utiliser des mécanismes etc …) et particularités du décor, on obtient des situations variées suffisantes en nombre.

Le jeu est à progression, ce qui veut dire que ce n’est une suite de tableaux mais une architecture complète auquel vous aurez à faire. La particularité ici c’est que vous ne rencontrerez pas de boss, puisqu’il est déjà mort ;-) Pour vous en sortir il faudra traverser le château afin de pénétrer dans ses bas fonds pour ressortir par le biais des mines.

Au démarrage, une fois que vous aurez avancé vous aurez la possibilité de recommencer, de revenir au début d’une des six phases ou de reprendre là où vous en étiez.

La réalisation

La vue isométrique est bien exploitée, ce qui confère aux décors une impression de grandeur et de beauté, tout en étant fonctionnels. En effet, comme on y est peut habituer sur les anciennes consoles il ne s’agit pas de simples tiles mais bien de véritables décors. Certains détails sont assez impressionnant, comme les grandes statues. Les différents sprites sont réussis, et le design de l’ensemble d’un bon niveau, on sent la patte Gainax :-) Les cinématiques sont plutôt de qualité de ce coté là. Il y a toutefois quelques petits bugs graphiques mais sans véritables importances.

Le scrolling n’est pas des plus fluide mais l’animation ne manque pas de qualité. Les différents mouvements sont bien décomposés, les sprites d’assez bonne taille, et quelques détails viennent parfaire le tout (par exemple les 2 Faust qui tirent les cloches, viennent vous attaquer si vous vous approchez et la possibilité de couper les cordes - ce qui à pour effet d’arrêter les sons des cloches s’ils ne sont pas morts). Pendant les cinématiques c’est honnête mais j’aurais bien aimé un peu plus de mouvement à l’écran. Je dirais aussi que l’ensemble s’avère un peu trop lent pour que les combats soient excitant.

Les BGM utilise le soundchip, elles sont justes comme il faut c’est à dire agréable tout en se faisant discrète histoire de ne pas vous stresser pendant que vous réfléchissez :-) Mais au est loin des meilleures du genre et cela fait pauvre pour un CD (niveau rendu). Les musiques CD présentes pendant les cinématiques n’ont rien à envier à un DA, et les bruitages sont impeccables (en grande parti digitalisé) - Particulièrement le cri de la princesse ;-) Il est à noter que la BO est sorti en CD sous le nom de Götzendiener Original Game Music le 21/01/1995 pour 2800 yens, les différentes musiques et le thème ont été remasterisés.

Les combats sont assez simples et pas trop nombreux au début, après ça se corse mais sans être d’une difficulté insurmontable. Les phases de réflexions sont déjà plus ardues, juste ce qu’il faut. Les actions sont variés, et en fonction du décor et des objets. La prise en main peut par contre en rebuter certains, les diagonales étant utilisé au contrario des autres jeux du genre (donc pas de haut, bas, gauche et droite). Mais il suffit d’être à proximité pour frapper, utiliser/prendre un objet, alors avec un peu de pratique on y fait plus attention surtout que la belle est loin d’être bête (au contraire des ennemis) donc proximité ne veux pas dire être bien orienter.

P.-S.

Au final

Un style de jeu plutôt délaissé sur console, une ambiance digne d’un DA et une réalisation à la hauteur. Il n’y a que le léger manque de finition (différents bugs …) et l’utilisation des diagonales qui l’empêche de se hisser aux niveaux des grand hits. Mais il s’agit tout de même d’un très bon jeu, que je conseille à tous.

Portfolio

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