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Saint Seiya/Les Chevaliers du Zodiac

Seitoushi Seiya

Ougon Densetsuhen Perfect Edition

vendredi 23 janvier 2004, par Areyos Alektor

Bandai avait annoncé soutenir sa portable jusque fin 2003. Il est donc logique que l’on ai surtout droit à des portages, évidemment afin de baisser les coups de développement.

La bonne nouvelle c’est qu’il s’agit ici d’une grosse licence et qui plus est sous représentée en matière de jeux vidéos.

L’auteur

Derrière cette série culte se trouve un homme, Masami Kurumada née le 6 décembre 1953 à Tokyo. Auteur de manga, sa première œuvre fut Sukeban Arashi publié en 1974 chez Shueisha (Weekly Shônen Jump, Akazukin Cha Cha, Dragon Drive, Shaman King, Video Girl Aï …). Mais son véritable départ il le connu avec Ring ni Kakero (1977 - 1981). Il enchaîna ensuite avec Fûma no Kôjirô (1982 - 1983). Saint Seiya arriva ensuite (1986 - 1991) pour notre plus grand bonheur. Après la fin de la série qui lui valut une consécration internationale, il quitta l’éditeur Shueisha pour rejoindre Shônen Ace où il publia BT’X (1994 - 1999). Il finira ensuite par rejoindre de nouveau la société Shueisha afin de revenir à ses premiers amours et sortir Ring ni Kakero II.

Le premier volume du manga fut publié en septembre 1986, et s’étala sur 28 volumes découpés en 3 parties :
- Sanctuaire (Vol. 1 à 13)
- Poseidon (Vol. 14 à 18)
- Hades (Vol. 19 à 28)

Seule la première partie est présente dans le jeu, mais dans sa totalité néanmoins. Quand je dis totalité, on se comprend bien à savoir l’histoire dans son ensemble. Car il est évident que tout n’y est pas, déjà parce que le jeu se concentre sur les principaux combats et tournants de l’histoire, et ensuite parce qu’il s’agit à l’origine de 2 jeux pour NES n’ayant pas bénéficié d’un gros budget (même sans le connaître c’est plus qu’évident).

Je vous invite à vous rendre ici afin d’en savoir plus sur l’auteur et ses œuvres.

(ce n’est pas du tout exhaustif car ce n’est pas le but de l’article, ce n’est ici qu’à titre indicatif)

L’histoire

L’histoire s’abreuve fortement d’astrologie et de mythologie, outre le fait que cela lui procure un coté mystique plutôt bienvenue c’est surtout que le background qui en résulte s’avère très riche. Il est même plutôt difficile de tout suivre et tout savoir à son sujet. Vous retrouverez dans le jeu toute la première partie de l’anime, à savoir le sanctuaire. En fait tout démarre sur un éternel recommencement à savoir la réincarnation d’Athéna et la formation de Saint (les chevaliers) dans le but de la protéger. Il y a différentes castes dont le premier niveau se trouve être le bronze. C’est justement là que l’on retrouve le personnage principal de la série à savoir Seiya, qui doit obtenir l’armure de bronze du Pégase (on retrouve dans la série les signes du zodiac comme base pour les personnages). Il devra ensuite participer à un tournoi regroupant tous les chevaliers de bronze pour obtenir l’armure d’or du Sagittaire. C’est pendant ce tournoi que notre équipe de héros va se former (Seiya, Shyriu, Hyoga et Shun), mais surtout que l’histoire débutera vraiment …

(ce n’est pas du tout exhaustif car ce n’est pas le but de l’article, ce n’est ici qu’à titre indicatif)

Le jeu

Il est sorti le 31 juillet dernier, au prix de 3980 yens. Le packaging est extérieurement celui que l’on a d’habitude de voir sauf qu’ici la notice est en version lite (dépliant et bi chromique). Toujours dans cet esprit d’économie il n’y a pas de sauvegardes, comme sur NES vous devrez vous taper des mots de passe de 40 Km de long, en japonais. Toutefois vous risquez (chanceux ?) de ne pas en avoir besoin le jeu n’étant pas très long ni très difficile, enfin ça l’était dans la version NES. En effet le jeu est un peu plus qu’une compilation, outre la refonte d’un point de vue réalisation son déroulement et le système de jeu ont été remanié. Il faut dire que le premier volet était plutôt fouillis et proposé du superflu, de toutes façons il fallait bien harmoniser le tout afin de rendre l’ensemble crédible. Sans parler d’un rallongement de durée de vie conséquent la difficulté a été revue ainsi que les ennemis et les principaux adversaires. Le jeu n’en devient pas une torture pour autant mais il faut admettre qu’il y a eu un véritable travail derrière cet ensemble de remake qui dépasse le bâclage. Le déroulement est très simple, les phases de dialogue ne sont pas interactive (mais animées) et ne sont ici que pour être un minimum fidèle à l’anime. Cela permet de suivre l’histoire et de comprendre qui est qui et qui fait quoi (dans une moindre mesure que l’anime et le manga, cela va de soit). Quant aux combats ils se présentent sous 2 formes, la première et la plus fréquente consiste à avancer d’un point A à un point B en tapant sur tout les vilains pas beaux qui se présentent devant vous. Cela ressemble un Beat Them All classique mais c’est tout de même un peu limité et très répétitif. Cela reste tout même amusant, et surtout utile puisque c’est ce qui va vous permettre de gagner de l’expérience. Cette expérience se présente sous forme de points qu’il vous faudra répartir entre vos différentes capacités. Les ennemis sont nombreux puisque revenant à l’infini, ce qui explique en grande partie sa facilité par le fait que vous pourrez donc monter (trop ?) rapidement en puissance. La deuxième forme des combats c’est la plus importante car présente seulement dans les affrontements clés de l’histoire. On se retrouve fasse à un système similaire à un RPG oldschool. Il n’y a ici pas beaucoup d’options mais cela suffit pour parler de véritable interactivité. Vous choisissez le type d’action, et allouez le nombre de point de cosmos que vous voulez. Les points de cosmos symbolisent votre énergie, et diminuera tant que vous garderez l’armure sur vous et à chaque action effectuée. Pour en regagner il faudra vous reposer ou battre des ennemis de bases. Ces points vous permettent aussi de regagner des points de vies. La rapidité de chacun des protagonistes est prise en compte, la votre évolue évidemment au fur et à mesure que vous montez en puissance. C’est donc un point à ne pas négliger car cela vous permettra de prendre dès le départ un avantage majeur. Les différentes capacités ont leur propre level, il vous faudra un certain nombre de points d’expériences pour passer au suivant. Vous choisissez à quelle capacité vous allouez des points. Comme vous le voyez on peut véritablement parler d’action RPG de par ce mélange Beat Them All et RPG (combat/fiche de personnage). Le déroulement de l’histoire est totalement linéaire et suit scrupuleusement l’anime donc ce qui ne parle pas la langue idoine ne seront pas déboussolé pour autant. Le jeu vous propose néanmoins le choix du personnage par la suite ou l’endroit où vous rendre, ce qui laisse planer une impression de liberté pas désagréable.

D’un point de vue technique le jeu est à la hauteur de ce que l’on peut en attendre comparé à la machine. Il ne s’agit pas d’une prouesse mais bien d ’une exploitation honnête. Les graphismes sont très fidèles à la série TV avec un ensemble fin, détaillé et surtout bien coloré. Avec la Crystal c’est un vrai régal et s’avère sans comparaisons avec les originaux. Il faut dire qu’ils n’exploitaient pas pleinement la console, alors comme on parle d’une NES il paraît évident qu’il a vieillit au point de paraître complètement désuet.

Au niveau de l’animation c’est du même tonneau, les mouvements sont bien décomposés et les spéciales comme lorsque Seiya s’équipe de son armure ou les attaques légendaire des différents combattants s’avèrent bien sympathique. C’est sur que pour ces dernières on pouvait espérer en prendre un peu plus dans la figure mais au vu de la taille de la cartouche (économie quand tu nous tiens …) je ne vois pas de gros reproches à leurs faire. La bande son n’est pas en reste avec un ensemble plus que convenable, on retrouve entre autre le générique.

La prise en main est simple, et ne demandera pas un gros effort pour comprendre le fonctionnement de ce titre. Il n’y a rien de ce coté là qui viendra gâcher votre plaisir, si vous faites parti de ceux qui se posent des questions quant à la tenue de route de la console pour les jeux d’actions je vous rassure tout de suite elle s’en sort très bien avec ce titre. Vous avez un bouton pour frapper et un autre pour courir (au lieu de sauter sur NES), qui servent aussi à valider ou annuler une action dans les menus. Dans ceci vous avez aussi bien ceux pendant les déplacements (mettre l’armure, votre fiche de personnage, changer de lieu et le mot de passe) que les combats contre les « boss » (attaquer, fuir, parler et changer de personnage). Le fait de parler pourra parfois vous offrir une fleur dans le sens où vous pourrez y gagner points de vie et cosmos. Dans le même ordre fuir n’annule rien car en fait pour lancer les combats il suffit d’aller parler à votre futur adversaire au moment opportun. Seulement vous pouvez vous rendre contre après coup que vous aviez oublié de, par exemple, valider votre expérience/redonner des points de vies …. D’où l’intérêt de cette fonction. Lorsque vous attaquez, vous pouvez choisir aux points ou aux pieds, alors que quand vous vous défendez c’est parer ou esquiver. Il paraît quand même évident je pense que le nombre de point de cosmos allouer influera sur le résultat. Le nombre de points alloués est symbolisé par une jauge que vous réglez avec les directions (gauche et droite).

P.-S.

Au final

On est en présence d’un jeu que je qualifierai comme je l’ai dit à plusieurs reprise d’honnête. Il n’a pas de gros défauts si ce n’est d’être un titre qui a 16 ans à l’origine, c’est à dire qu’il n’apporte rien et que comparé à des titres plus récents il lui manque un peu de richesse. Mais l’essentiel est là, à savoir un plaisir immédiat offrant un minimum de fun couplé à une réalisation agréable et efficace qui comblera les attentes que l’on peut avoir fasse à un remake. La durée de vie est suffisante pour une portable, et un jeu du genre, en prenant en compte que si vous y jouez chez vous au fond de votre canapé vous pourriez le trouver un peu court. Les fans de la série seront comblés même si à mon avis ils auraient préféraient une suite ou mieux un titre retraçant l’ensemble du manga (le succès de Hades aurait assuré une bonne promo). Je finirais cet article en disant qu’il ne faut pas bouder cette surprise que nous a fais Bandai, avec un titre certes pas parfait ni idyllique question contenu mais qui vous en offrira suffisamment pour en avoir pour votre argent (seulement attention aux arnaques avec les tarifs pour l’import …).

Portfolio

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