Sokutsu

Buster Flash

Aero Blasters

Air Buster

jeudi 22 janvier 2004, par Areyos Alektor

Reine mythique des Shoot Them Up, elle ne doit pas son titre qu’à la quantité de titres du genre sortis sur ses différents supports mais bien aussi aux qualités intrinséques de certains d’entre eux.

L’arcade à domicile

Il s’agit d’un jeu sorti sur borne d’arcade à l’origine et portant le nom de Air Buster (juin 1990), développé par Interstate et distribué par Kaneko/Namco. Il existe une conversion très fidèle à la borne et ce sur Megadrive, même si quelques remaniements ont été nécessaires. Mais pour notre plus grand plaisir il s’agit d’un titre repensé qui est sortie sur la console fétiche de NEC.

Hudson Soft est un éditeur qui a su s’entourer d’équipe de talent, Aero Blaster en est une preuve évidente. Tout dans ce jeu est fait pour plaire, en particulier le mode 2 joueur, choix plutôt rare surtout à cette époque et qui a été conservé (tout comme sur Megadrive).

Le jeu démarre par une petite introduction des vaisseaux (les Busters/Blasters), vous proposant ensuite d’incarner l’un ou l’autre en mode solo ou carrément de vous lancer dans un duo acrobatique où les risques sont partagés pour les 2 joueurs étant donné que les crédits (continues) sont communs.

On a donc à faire à un jeu de tir à scrolling horizontal. Comme dans tout shoot qui se respecte depuis Gradius l’armement est évolutif et cumulatif. On se retrouve très rapidement avec un vaisseau sur-armé. A signaler que parmi ces options il y a ... des patins ! Mais pourquoi faire ? Tout simplement pour permettre de passer au travers de tunnels, car sans eux si vous touchez les parois le résultat est plus qu’évident. Les patins sont utiles car le scrolling atteint une vitesse plutôt impressionnante (quand j’ai acheté le jeu lors de sa sortie je n’avais jamais vu ça, une claque magistrale). Les armes sont assez nombreuses et variées (au nombre de 8), leur choix est donc à ne pas prendre à la légère :

P : augmente la puissance de tir
S : rajoute 2 satellites à votre vaisseau, un en haut et 1 en bas
M (rouge) : missile
M (vert) : missile à tête chercheusev H : rajoute un satellite à votre vaisseau, qui va tourner tout autour de vous (servant aussi de bouclier)
R : rajoute des tirs à l’arrière
6 : permet un tir dans 6 directions à la fois
B : les patins

$ : donne des points (vous en gagnez aussi en tuant les ennemis) 1 UP : rajoute une vie, vous en gagnez une aussi à chaque fois que vous avez 200 000 points.

Pour obtenir les options il vous faudra détruire le transport d’armes (doré), ce qui les éjectera à l’écran, ou en récupérer à l’intérieur des tunnels. Les options sont découpées en 3 groupes, et si vous pouvez cumuler les 3 vous ne pourrez pas par contre avoir plusieurs options du même groupe (P / S, M, H / R, 6, B).

La particularité de ce jeu est indiquée dans le titre tout en étant le nom des vaisseaux, en effet les engins ont aussi la possibilité de concentrer une salve d’énergie (Buster Flash) permettant de détruire tous les tirs à l’écran et certains petits ennemis. Mais le chargement étant assez long, il n’y a qu’à des endroits particuliers que son utilisation est conseillée. Toutefois contrairement à la version arcade nous ne sommes plus obligées d’attendre un moment pour recharger, cela est du notamment à un léger remaniement du gameplay. Les 2 actions (tirs et charge) sont maintenant séparées et non plus sur le même bouton. On peut donc véritablement jongler entre les 2 actions et ce de façon plus intuitive. Chaque tableau est divisé en 2, avec un mini boss à la fin de la première partie puis le boss final. Les tableaux au nombre de 6 (SEASIDE FRONT, MECHANIZED CAVE, SCRAMBLE, OUT OF GRAVITY, THE BORDERLINE et DEATH CIRCUS) ont une longueur plus que correcte et vous feront partir de la terre pour vous amener à l’affrontement final (ceux qui connaissent la série des Soldier savent ce qui les attendent), leur difficulté va en croissant tout en présentant une élévation à certains passages. En parlant d’élévation, lors des passages dans les tunnels la petite fenêtre qui apparaissait pour vous indiquez le chemin tel un co-pilote en arcade (et sur Megadrive) a été supprimée. La surprise est donc maintenant totale. Et niveau surprise cela ne s’arrête pas ici puisque la phase 5 (le jeu se découpe en phase) vous placera dans l’espace et donc dénué de gravité, quant à la phase 6 c’est carrément un affrontement contre une armada d’ennemis qui vous donnera plus de difficulté que de redresser une barre en fonte.

Vous avez plusieurs vie, avec la possibilité d’en gagner en cours de partie et qui seront perdues à chaque fois que vous vous ferez toucher par un tir, un ennemi ou le décor. Une fois toutes les vies utilisées, c’est des continues (en quantités limités) qui vous permettront de continuer en partant du dernier point atteint mais une fois ceci dilapidé vous serez gratifié par un GAME OVER.

La réalisation

Les graphismes sont pour une hu-card plus que réussi. Presque aussi détaillé que la borne, ils sont avant tout plus agréable grâce à de belles couleurs et un coté plus vif. Les décors, tout comme les sprites, sont variés et portés par un design plus qu’agréable. Du grand art, avec à la clé de jolis effets renforcés par l’animation. Celle-ci est vraiment impressionnante et sans faille. Là je leur tire mon chapeau ! Quand on pense que ce jeu date de 90, on comprend que la console a su s’imposer comme la reine du shoot. Dès le départ on est mis en condition, avec du parallaxe de qualité (6 plans pour être exacte, donc plus qu’en arcade et sur Megadrive). Avec de nombreux sprites (plus petit que l’original mais en retour en plus grand nombre à l’écran), et certains ayant une taille assez imposante. On a le droit à quelques animations pour marquer l’arrivée d’ennemis (La première phase en particulier avec les mechas ou la troisième avec les effets dans les nuages) et les effets sont tous ponctués de jolies animations (comme par exemple l’arrivée du premier boss ou les gros lasers des espèces de tank volant de la seconde phase). Ca défile en toute fluidité (encore plus qu’en arcade, avec un ensemble plus rapide et nerveux), avec parfois des mouvements en vertical (la cinquième phase est saisissante). Pour une simple HU-CARD ont atteint le summum.

Ce qui surprend le plus par rapport à l’original c’est bien le son. Celui-ci déjà passe de mono à stéréo et la bande son est complètement refaite. Tout à fait en cohérence avec le reste de la réalisation, elle a des qualités indéniables. Les bruitages sont agréables, notamment les explosions ou les sons d’impacts, et sont en parfaite harmonie avec les musiques de qualité de cette version. Elles confèrent à ce titre un coté plus prenant et vous trotteront longtemps dans la tête après des parties acharnées. Le montage au niveau sonore est juste ce qu’il faut et bien équilibré. Avec de bonnes enceintes on se fait plaisir, malgré le fait que nous ne sommes pas sur CD.

Ce qui a fait le succès de ce jeu ce n’est pas seulement sa réalisation ni sa richesse, mais avant tout le plaisir éprouvé qui est du à un gameplay parfait. Le vaisseau répond au doigt et l’œil, et la précision est de mise. Rien à redire, avec du doigté on se paye un slalom inoubliable entre les tirs et les ennemis (renforcée par le Buster Flash). La vitesse de l’engin est bien dosée, tout comme la difficulté. Malgré certain passage épineux, le jeu est accessible à tous (la fin risque néanmoins d’en décourager plus d’un) et propose son lot de surprise qui en fait un titre sortant du lot.

P.-S.

Au final ?

Même finit on y reviendra, que se soit pour sa réalisation, le plaisir éprouvé en y jouant ou tout simplement le mode 2 joueurs. Un des meilleurs jeux de tir toutes machines confondues et dans la lignée de Gunhed et consort, avec un type de scrolling diffèrent et un mode 2 joueurs bien conçus (les crédits sont partagés). La cerise sur le gâteau nous est offerte par la GT, puisque ce jeu passe sur la portable sans soucis et s’avère parfaitement lisible. Si on perd le mode 2 joueurs, on y gagne le coté nomade et vu la pauvreté de ce genre sur les portables récentes les accros du genre y seront plus que sensible. Un classique et ce depuis plus de 12 ans :-) .

Portfolio

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