Sokutsu

Naomi

Zero Gunner 2

360° d’action pure et dure

dimanche 16 septembre 2001, par Areyos Alektor (Date de rédaction antérieure : 16 septembre 2001).

Le dernier shoot de Psikyo sur Dreamcast.

Ils signent là une suite d’un de ses chef-d’oeuvre de l’arcade, et pour ne rien gâcher il s’agit d’un titre Naomi donc une conversion aisée pour la Dreamcast.

Psikyo a réalisé ici la suite d’un titre montrant bien qu’un système de jeu bien pensé passe les ans sans souci. Je passe sur l’histoire qui comme dans quasiment tous les shoot ne présente pas d’intérêt.

Zero Gunner - Special Forces est sorti en 1997 sur la carte model 2 de Sega et avait reçu un accueil des plus chaleureux de la part des joueurs, la sortie d’une suite est donc des plus réjouissante. La réalisation a bien évidemment été revue à la hausse pour le 2, quant au système de jeu, lui, il n’a pas changé et c’est très bien comme cela. Pourquoi prendre le risque de saccager un titre fort, alors que tout ce que l’on demande c’est de retrouver les même sensations ? Pour ceux qui n’ont pas connu le 1er, je rappelle que l’on pilote un hélicoptère (au choix parmi 3), avec la possibilité de le faire tourner sur son axe (ah ce bon vieux Forgotten Worlds …). On peut y jouer à 2 en simultané, avec bien entendu les crédits partagés. Le gameplay est en 2D, tandis que les graphismes sont entièrement en 3D (le jeu est donc plus proche de Sapphire que de Epic). Si le scrolling se passe dans un plan, la caméra se déplace suivant les 3 axes pendant les cut-scenes qui introduisent les boss et leur transformation (au départ ce sont des véhicules - sous-marin, train etc .. - puis dans un deuxième temps des mechas).

Ventilo grandeur nature

Chaque hélico (Comanche - le plus rapide et qui utilise des lasers, Apache - le plus petit et celui qui possède l’attaque spéciale la plus destructrice, Hokum - idéal pour les débutants) possède son arme et son attaque spéciale de façon spécifique, ce qui amène à changer légèrement sa façon de jouer en fonction de son choix. L’arme est évolutive par le biais d’items (3 niveaux), tout comme il est possible de vous régénérer. Vous pouvez avoir jusqu’à 6 attaques spéciales en fonction du nombre d’items d’énergie pris. Pour faire tourner l’hélico, il faut appuyer sur l’un des boutons de la manette (plusieurs configurations sont possibles) pour le bloquer, puis en maintenant la pression sur le bouton faites tourner votre engin de mort à l’aide des directions. Les tirs étant automatiques (vous pouvez donc continuer à tirer, tout en le faisant tourner), je vous laisse imaginer le délire (surtout en mode 2 joueurs et difficulté 7).

De l’arcade pure et dure

Ici pas de fioritures, donc on oublie les intros en CG, les menus high tech et autres cyber joyeuseries. Le jeu se découpe en 7 stages, assez courts mais très prenants. Une fois fini, vous recommencerez le jeu dans un autre mode et avec les vies et continues qu’il vous reste (vous passez alors de 1.X à 2.X). Avec 7 niveaux de difficulté, et un nombre de continue limité, la durée de vie est plus que correcte pour ce type de jeu. Le jeu propose d’enregistrer des replays, et n’utilise que 7 blocs sur votre VM. Compatible avec le VM (non, sérieux ?), l’Arcade Stick, le vibreur et le VGA BOX, on peut dire qu’il est plutôt complet de ce côté-là et vous permettra de retrouver les sensations de l’arcade à domicile.

Un game design de qualité

C’est très beau, plus que Gigawing 2, mais il ne faudra pas compter sur un déluge d’effets. Les ennemis sont variés, superbement modélisés (surtout les boss, en mecha). Par contre leurs textures sont moyennes contrairement à celles des décors qui sont fabuleuses. Les décors sont entièrement en 3D et c’est vraiment bluffant, il suffit pour s’en convaincre de voir le décor de fond de l’un des boss : il apparaît sur un fond montagneux, au premier abord on se dit "superbe l’image de fond", et finalement on s’aperçoit que la montagne est en 3D et sert de décor pour le combat. Sans compter le nombre de détails dans les décors et les quelques effets qui sont magnifiques. Ici pas de sprites, tout est en 3D et cela force le respect. Le nombre d’explosions, tirs et ennemis à l’écran est parfois impressionnant (mais cela occasionne de très brefs ralentissements). Les ennemis sont de taille plus que respectable et leur animation de qualité. La palme d’or revient aux boss quand ils sont en mecha. A rajouter certains effets et explosions qui remplissent l’écran. Je reprocherais quand même le fait que les ennemis et l’hélico donnent l’impression de flotter et non pas de traverser les décors. Et puis il est dommage que pendant les replays on ne puisse pas changer l’angle de la caméra. Quant aux bruitages, ils sont de qualité, et donnent l’impression d’être dans l’action. Les musiques quant à elle collent bien à l’ambiance et sont bien composées, tout en n’empiétant pas sur les sons.

P.-S.

Pousser le start button ?

Avec l’Arcade Stick on frise la perfection, on retrouve en tout cas les sensations de l’arcade. Les hélicos répondent parfaitement aux commandes et c’est plus qu’agréable de se mouvoir et tournoyer à tout va. Si vous n’avez pas l’A. Stick, c’est le pad (et non pas le stick analogique) qui servira pour diriger, et là c’est un peu moins bon du fait que ce n’est pas très instinctif de faire tourner l’hélico avec le pad. Rien de rédhibitoire, mais à signaler quand même. Je rajouterais aussi que les tirs non destructeurs que vous allez encaisser ne sont apparents qu’avec l’aide de la barre d’énergie, en effet ils ne disparaissent pas et l’IA des ennemis est plutôt limité comme dans la majorité de ce genre de titre. Avec une durée de vie correcte, mais qui pourra paraître un peu courte aux habitués, le jeu s’avère complet, intéressant, avec un système bien pensé qui ravira les passionnés et pourra intéresser les autres car accrocheur. Je préconise l’emploi d’un A. Stick si vous voulez profiter pleinement du jeu. J’en profite pour dire qu’il s’agit de mon shoot préféré sur DC, et le mode 2 joueurs vous le fera ressortir lors de la visite d’un ami.. Le jeu est vendu 5800 yens au Japon (soit environ 53,65 euros) et est dispo depuis le 6 septembre 2001.

Portfolio

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